Lecture /Americanah

« En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression de cesser d’être noire  »
Et dire que j’ai failli passer à côté de ce roman !


Merci à la librairie Le cyprès, qui l’avait en stock, et à Donna, états-unienne originaire de Trinidad-et-Tobago, qui m’a conseillé ce magnifique portrait de deux nigérians, une femme, Ifemelu, et un homme, Obinze. Ils quittent leur pays séparément, l’un pour aller au Royaume-Uni et l’autre aux États-Unis.

Déclassement social et négritude

Ils y font l’expérience du déracinement et du déclassement social mais aussi de la négritude, sous des formes aussi blanches que noires, avant de revenir au Nigeria, transformés et conscients de cette transformation.
On est souvent plus dans un documentaire sociologique que dans un roman, et pas seulement grâce aux extraits caustiques du blog que rédige Ifemelu sur la condition des Noirs en Amérique, et la différence de perception qu’en ont les Afro-américains et les Africains.

Extrait du blog du personnage d’Ifemelu

Du sens politique des cheveux

La couverture rend d’ailleurs bien hommage à l’une des lignes de faille qui parcourent tout ce long texte : les cheveux afro, un bon symbole de tout ce que l’auteur y développe.

De longs articles du blog d’Ifemelu s’attachent en effet à décoder les effets du regard des Américains (de quelque couleur qu’ils soient) sur les choix de coiffure et toute la symbolique qu’ils  recouvrent. Des causes très anciennes qui conditionnent les vies quotidiennes de millions de personnes.

À lire pour le plaisir autant que pour réfléchir

Même si, sur le plan romanesque, je suis restée un peu sur ma faim, je l’ai cependant trouvé passionnant :  entre le Nigéria, le royaume-Uni et les États-Unis, un trajet semé d’embûches et de prises de conscience sociologiques et sentimentales, avec des hauts et des bas.

À ne pas manquer !

 

 

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