Comment Hadia decharrière a écrit « Trois fois Jacqueline » publié aux éditions Alma

Mais que raconte donc cet étrange roman ?

Il se déroule entre Paris, New York et une petite île de Grèce, mais aussi, et c’est le plus étonnant, dans le métavers. Vous savez, cet endroit virtuel où une femme surprenante a créé un nouvel univers.

C’est ce que découvre l’héroïne de cette histoire, Jacqueline. Chirurgienne obstétricienne, elle s’apprête à faire une greffe utérine dans le métavers.

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Écrire un roman avec l’IA ? Oui, c’est possible.


Les méthodes fleurissent un peu partout.
Pourtant, je reçois de plus en plus ce genre de demande :
« Pouvez-vous reprendre mon récit écrit par IA pour qu’il ne ressemble pas à de l’IA ? »
ou « Je cherche quelqu’un pour que mon roman n’ait pas l’air écrit par une IA »

Pourquoi  le résultat ne convient pas ?

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Gagner un concours de nouvelles, c’est possible


Même quand on n’y croit pas.
L’une des participantes à mon atelier d’écriture a gagné le concours de nouvelles « Voyages et voyageurs ».
Quel plaisir de partager sa joie !

Cet atelier avait été organisé spécialement pour le concours.
Nous avons disséqué le thème et travaillé sur les attentes possibles des lecteurs à partir des idées des participants.

Je ne suis pas surprise de la réussite de Charline : son imagination ne demandait qu’à être travaillée.
Elle avait la détermination et elle l’a fait !

Mille bravos à toi, Charline !

Et ce n’est que le début : elle a déjà en tête la rédaction d’un roman qui s’annonce riche.

C’est dans ces moments-là que je me réjouis vraiment d’accompagner les écritures.

Ci-dessous, la photo des gagnants de toutes les catégories (il y avait différents âges et types d’écriture). Charline est au milieu, en robe grenat.

Et j’ai une pensée pour tous ceux qui n’ont pas gagné.
Je leur parle toujours du fameux clou de Stephen King sur lequel il enfilait les réponses négatives à ses envois de textes. Il n’en voyait plus la pointe. Jusqu’au succès qu’on lui connaît.
Leur tour viendra.
Parce qu’écrire, ça se travaille.
Comme tous les arts.
Personne ne s’attend à ce qu’un violoniste sache jouer la Chaconne de Bach trois mois après avoir découvert l’instrument.
L’écriture, c’est pareil.

Alors, haut les coeurs et les claviers !

Si vous souhaitez être accompagné(e) dans votre écriture, il vous suffit de m’écrire pour que nous convenions d’un rendez-vous, s’il reste de la place, à l’adresse : claire[at]memorialiste.fr

Ecrire pour soi ou pour le lecteur ?

« J’ai écrit plutôt pour moi, pour mon plaisir…alors que je sais, qu’il faut écrire pour le lecteur  » me confie un auteur. Je venais de lui renvoyer une bêta-lecture complète et nous en discutions dans la visio de bilan.
Ma réponse :
-Heureusement qu’on écrit pour son plaisir et que ce n’est pas un pensum !

Mais c’est vrai : on écrit aussi pour être lu.

Alors comment concilier les deux ?
En se disant qu’il est encore meilleur de partager son plaisir avec quelqu’un d’autre !

Écrire pour être lu ne signifie pas faire le beau pour plaire aux lecteurs, mais plutôt leur transmettre le plaisir qu’on a à côtoyer ses personnages, à jouer avec son intrigue, à ressentir leurs émotions, à créer ses univers, à les explorer, à y placer des chausse-trapes et des retournements, non ?

C’est tout de suite plus fun !

Donc, prochain rendez-vous d’accompagnement avec cet auteur : par quel(s) bout(s) prendre la bête pour transmettre son plaisir d’auteur au lecteur.

L’aventure commence !

Secrets d’écriture de Grégory Le Floch, auteur de « Peau d’ourse » publié aux éditions du seuil

Étonnant roman que ce Peau d’ourse que nous propose l’écrivain multi-primé Grégory Le Floch en cette rentrée littéraire.

Ce qui frappe, c’est d’abord la langue. Elle est travaillée dans deux directions différentes : celle que pratique la jeunesse d’aujourd’hui et celle de la montagne. Une vraie leçon d’écriture. Dans son interview pour « Comment j’ai écrit certains de mes livres », Grégory Le Floch explique le travail effectué pour définir le langage des jeunes avec authenticité. On découvre l’envers du décor et l’ampleur de sa tâche.

Ce n’est pas le seul secret de son écriture que nous découvrons : comment construit-il un texte qui mêle harcèlement scolaire et description lyrique de la montagne ? Comment utilise-t-il les légendes locales (que tous les habitants de la région reconnaîtront) pour créer un personnage de « montagne humaine » ? Et comment parvient-il à nous immerger dans cette montagne vivante, qui parle, respire, accueille et soutient l’héroïne ?

Mais au-delà de l’écriture, c’est aussi l’acceptation du « monstrueux » par la société qu’interroge ce roman hors des sentiers battus : la conclusion et le véritable message en sont révélés par l’auteur en fin d’interview.

Un roman à lire et à relire pour en savourer tous les sucs !

Le podcast est à écouter ici

Bonne écoute !

Écrire la vraie vie

« J’ai voulu raconter l’éclosion d’une écrivaine » m’explique l’écrivain Xavier Mauméjean dans son interview à propos de son nouveau roman « La semaine des quatre jeudis ».

Il raconte une période très précise de la vie d’Anaïs Nin.

Comment fait-il ? Il ne part pas du début pour arriver à la fin. Il choisit une structure vivante qui fait toute la différence.

— Il sélectionne la partie de la vie d’Anaïs Nin qui lui paraît la plus importante : celle de la transformation.

— Il lui donne un cadre particulier : une suite de jeudis. Pourquoi des jeudis ? Parce qu’elle avait négocié avec son mari un jour de liberté par semaine, le jeudi.

— Il raconte cette évolution en cinq actes.

— Il ouvre sur une fin… que je vous laisse découvrir !

Si je vous parle de cette structure, c’est pour vous montrer que chaque histoire crée la sienne. Même s’il existe des schémas (les histoires en 5 actes, par exemple), la structure naît de la vie qu’on veut raconter.

C’est de cette manière qu’elle prend toute sa force.

C’est aussi de cette manière que je procède quand j’écris une vie ou un témoignage pour un commanditaire.

Toutes les explications sur les coulisses de la création de cette biographie romancée sont à retrouver dans l’interview de Xavier Mauméjean.

Sur RCF et dans le podcast « Comment j’ai écrit certains de mes livres »

Et mille mercis à Xavier Mauméjean d’avoir partagé avec nous ses secrets d’écriture !

Son roman, « La semaine des quatre jeudis » est publié aux éditions Alma.

À écouter ici

Focus sur le monologue intérieur : comment écrire ce que pense un personnage ?

C’est une question récurrente de la part des auteurs que j’accompagne. J’ai donc décidé d’en faire un petit article ajouté à mes « Conseils d’écriture ».

Je reprends ci-dessous la formation que j’ai donnée en atelier d’écriture (mais sans les exercices !)

En résumé :

Quelques questions à se poser étape par étape : quel est le déclencheur ? quel est le locuteur ? dans quel décor ses pensées naissent-elles ? Mais où donc va ce monologue ? Et quelques autres questions pour vous aider à préparer la rédaction de vos monologues intérieurs.

Comme toujours, ce sont des indications à utiliser selon vos besoins et vos envies. Rien n’est gravé dans le marbre, l’écriture est un apprentissage qui grandit au fil de nos lectures et de nos écritures.

C’est à lire ici.

Bonne lecture et bonne écriture !

L’art de la pause

Imaginez-vous redécouvrir votre propre histoire… et vous en émouvoir !

C’est exactement ce qui attend mon client aujourd’hui.

Il y a trois semaines, je lui ai livré la version complète de son récit de tour du monde. Depuis : silence radio volontaire. Interdit de toucher au texte, de le relire, et même d’y penser !

Pourquoi ? Parce qu’après des mois d’écriture, on finit par ne plus rien voir. Le regard se fatigue. L’émotion s’émousse.

Alors on laisse le texte dormir. Pour mieux le réveiller.

Cette pause change tout. Elle permet de :
– reprendre de la hauteur,
– laisser des lecteurs de confiance donner leur ressenti,
– vérifier que le texte transmet vraiment ce qu’on voulait dire.

Aujourd’hui, il redécouvre son histoire comme un lecteur. Le test ultime. C’est là qu’apparaissent les phrases trop faibles, et celles qui sonnent juste.

Prochaine étape, les derniers ajustements :

– polir ce qui ne fonctionne pas,
– valoriser ce qui porte vraiment le message.

Résultat : un texte plus juste, plus puissant, plus personnel.

Mon objectif ? Qu’il se reconnaisse pleinement dans son livre.

Car son récit n’est pas seulement une aventure autour du monde : c’est le choix d’une vie sans concession, une philosophie qui tranche.

Il lui faut un écrin fidèle.

Moralité : pour qu’un texte vive, il faut parfois savoir l’oublier.

Après cette ultime polissage, viendra la publication – une aventure tout aussi passionnante !

Et vous, vous laissez reposer vos textes… ou vous préférez replonger dedans sans attendre ?

Plan B

« J’ai eu une nouvelle idée pour le plan ! Mais je me demandais si on pouvait encore changer. »

Voilà comment a débuté notre visio avec ma cliente hier après-midi : par sa manière nouvelle de présenter son histoire.
Nous avions terminé le synopsis ensemble après plusieurs discussions fructueuses, et j’allais entamer la rédaction.
À votre avis, que faire dans un cas pareil ? Pour moi, aucun doute : il faut prendre la meilleure idée.


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La vérité, toute la vérité

« Vous voulez que j’écrive aussi ce passage-là ? »
C’est ma question à la narratrice dont je rédige le témoignage. Nous relisons le synopsis pour vérifier que tout lui convient. Le passage en question est, disons, très personnel. Personne d’autre qu’elle n’est concerné, mais il révèle une partie assez intime de sa vie.
Elle répond sans hésitation :
– Si j’écris un témoignage, c’est pour que les gens sachent vraiment comment ça se passe. Pour qu’ils puissent se reconstruire.


Elle a raison, évidemment.
C’est un aspect fondamental du témoignage : la vérité comme fondement de la reconstruction. Et pas seulement pour celle qui écrit : témoigner de ce qu’on a vécu (et souvent, c’est du très lourd) aide autant la personne qui raconte que celle qui lit.
Qu’on ait vécu ou pas ces situations, en prendre connaissance en toute transparence nous donne les moyens de mieux comprendre les autres.
À moi de mettre les mots en forme pour que le résultat soit lisible, sans complaisance ni voyeurisme : de l’authentique partagé d’humain à humain.

Donc c’est parti, j’écris toute la vérité !

NB : je précise que le passage ne mettait en cause personne d’autre que la narratrice. Quand d’autres sont concernées, la question peut alors se poser en termes juridiques. Mais c’est un autre sujet…