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	<title>Biographie Archives | Mémorialiste</title>
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	<description>Votre vie est unique : racontez-la ! Je suis là pour vous accompagner dans l&#039;écriture du récit de votre vie.</description>
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	<title>Biographie Archives | Mémorialiste</title>
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		<title>Qu’est-ce que l’autopathographie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[claire]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 23:55:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[autopathographie]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un article précédent, je vous parlais de l’un des genres dans lesquels je me suis spécialisée, l’autopathographie. Mais que signifie exactement ce mot&#160;? C’est le «&#160;récit de l’expérience de la maladie par un patient&#160;», comme l’a défini le critique littéraire et chercheur universitaire Alexandre Gefen lors d’un séminaire pluridisciplinaire consacré à l’art de guérir. &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans <a href="https://memorialiste.fr/rafraichissement-2024/#more-2656">un article précédent</a>, je vous parlais de l’un des genres dans lesquels je me suis spécialisée, l’autopathographie. Mais que signifie exactement ce mot&nbsp;?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="428" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/stethoscope-3467667_640.jpg" alt="" class="wp-image-2662" style="aspect-ratio:1.4953271028037383;width:289px;height:auto" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/stethoscope-3467667_640.jpg 640w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/stethoscope-3467667_640-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
</div>


<p><strong>C’est le «&nbsp;récit de l’expérience de la maladie par un patient&nbsp;»</strong>, comme l’a défini le critique littéraire et chercheur universitaire Alexandre Gefen lors d’un séminaire pluridisciplinaire consacré à l’art de guérir.</p>



<p><strong>Pour aller plus loin dans la compréhension de ce genre, penchons-nous sur son étymologie.</strong> Il se construit sur le même modèle que le mot bien connu «&nbsp;autobiographie&nbsp;». Formé à partir de racines grecques, il se compose des termes «&nbsp;auto&nbsp;», soi-même, «&nbsp;bio&nbsp;», la vie, et «&nbsp;graphie&nbsp;» écrire. L’autobiographie consiste en effet à rédiger soi-même sa vie. Le mot autopathographie remplace le mot «&nbsp;bio&nbsp;» par «&nbsp;patho&nbsp;», pour «&nbsp;pathos&nbsp;» qui se rapporte au sentiment et en particulier à la maladie. L’autopathographie consiste donc à écrire sa propre maladie et peut être considérée comme une spécialisation de l’autobiographie centrée sur l’expérience de la souffrance et de la maladie.</p>



<p><strong>On pourrait croire ce genre nouveau, puisque le mot l’est. En réalité, la pratique est ancienne.</strong> Comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir dans <em>Le bourgeois gentilhomme</em> de Molière, de nombreux auteurs ont écrit des autopathographies sans que le terme soit utilisé pour désigner leurs écrits.</p>



<span id="more-2661"></span>



<p>J’ai moi-même découvert le terme il n’y a pas si longtemps, lors d’une discussion sur les différents genres de prestation en écriture dans lesquels je me suis spécialisée. Même si le mot est surtout employé aujourd’hui dans les publications anglo-saxonnes ou en français dans des publications à caractère plutôt médical, le genre est pratiqué depuis… l’Antiquité&nbsp;!</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full"><img decoding="async" width="256" height="372" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/256px-Thucydides_Florence_Plut._69.2.jpg" alt="" class="wp-image-2663" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/256px-Thucydides_Florence_Plut._69.2.jpg 256w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/256px-Thucydides_Florence_Plut._69.2-206x300.jpg 206w" sizes="(max-width: 256px) 100vw, 256px" /><figcaption class="wp-element-caption">Plus ancien manuscrit du texte de Thucydide, relatant la peste d&rsquo;Athènes, Biblioteca Medicea Laurenziana ©Wikimedia</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Les premières pathographies ont été rédigées par des médecins comme Galien ou des historiens,</strong> comme Thucydide racontant la Peste d’Athènes, et ce n’est que peu à peu que les patients ont pris eux-mêmes la plume (ou ont fait appel à des prête-plume&nbsp;!) pour raconter ce qu’ils vivaient.</p>



<p></p>



<p>Les différentes chroniques médiévales décrivant les épidémies présentent des exemples courts de pathographies, mais les autobiographies de toutes les époques comportent souvent des passages autopathographiques plus ou moins développés. On en trouvera par exemple chez Michel de&nbsp;Montaigne dans son <em>Journal de voyage</em> ou il relate les crises de «&nbsp;gravelle&nbsp;». Elles seront si fréquentes qu’elles le pousseront à achever plus rapidement l’écriture de ses <em>Essais</em>.</p>



<p>Les <em>Confessions</em> de Jean-Jacques Rousseau ou les lettres de Vincent Van Gogh sur l’évolution et les symptômes de sa maladie constituent aussi des autopathographies.</p>



<p>On peut également citer la longue lettre de l’autrice britannique Frances Burney (dite Fanny Burney) adressée à sa sœur Esther exposant son opération d’un cancer du sein sans anesthésie (qui n’existait pas à l’époque, en 1811) dans un texte très dur et poignant.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="394" height="480" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/394px-Frances_dArblay_Fanny_Burney_by_Edward_Francisco_Burney.jpg" alt="" class="wp-image-2664" style="aspect-ratio:0.8208333333333333;width:243px;height:auto" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/394px-Frances_dArblay_Fanny_Burney_by_Edward_Francisco_Burney.jpg 394w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/394px-Frances_dArblay_Fanny_Burney_by_Edward_Francisco_Burney-246x300.jpg 246w" sizes="(max-width: 394px) 100vw, 394px" /><figcaption class="wp-element-caption">Portrait de Fanny Burney par son frère ©wikimedia</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><strong>Au XXe et plus encore au XXIe&nbsp;siècle, le genre se développe et prend son autonomie par rapport à l’autobiographie jusqu&rsquo;à devenir un genre à part entière</strong> même s’il ne dit toujours pas son nom, ou très peu. L’ouvrage de Silvia Rossi, <em>Écrire le cancer, de l’expérience de la maladie à l’autopathographie,</em> publié en 2019, évoque le terme à propos d&rsquo;écrivains italiens racontant leurs expériences du cancer. Mais un roman comme <em>Le lambeau</em>, de Philippe Lançon, n’est pas mentionné en tant qu&rsquo;autopathographie, alors qu’il explique en détail la reconstruction physique et psychologique de l’auteur après l’attaque terroriste dont il a été victime dans les locaux du journal Charlie Hebdo en 2015.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="340" height="462" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/Svevo.jpg" alt="" class="wp-image-2666" style="aspect-ratio:0.7359307359307359;width:270px;height:auto" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/Svevo.jpg 340w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/Svevo-221x300.jpg 221w" sizes="auto, (max-width: 340px) 100vw, 340px" /><figcaption class="wp-element-caption">Italo Svevo ©Wikimedia</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><strong>Le récit de convalescence, d’annonce de la maladie et de lutte contre une pathologie particulière prend aujourd’hui son autonomie.</strong> Écrit par le patient lui-même, il se fait à la fois chronique, journal, réflexions intimes, mais aussi source d’encouragement pour d’autres malades. La vision du patient complète celle du médecin et y apporte ce que seul le malade peut connaître. Car comme l’écrit l’écrivain Italo Svevo&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>«&nbsp;La santé ne s’analyse pas elle-même&nbsp;; elle ne se regarde pas non plus dans un miroir. Nous seuls, les malades, savons quelque chose de nous-mêmes.&nbsp;»</em></p>
<cite>extrait de <em>La conscience de Zénon</em>, chapitre «&nbsp;L’épouse et la maîtresse&nbsp;».<br></cite></blockquote>



<p><strong>S’il n’existe pas de règles spécifiques pour l’écriture d’une autopathographie, elle comporte plusieurs temps forts&nbsp;:</strong></p>



<p>–&nbsp;le diagnostic ;</p>



<p>–&nbsp;l’effet produit sur le malade, le choc pour lui-même et ses proches ;</p>



<p>–&nbsp;les réactions ultérieures par étapes, de l’abattement à la lutte en passant par la colère ou le désespoir ;</p>



<p>–&nbsp;les conséquences sur la vie quotidienne du patient et les ajustements nécessaires, mais également sur sa famille et son entourage personnel et professionnel ;</p>



<p>–&nbsp;selon les cas&nbsp;: la fin de vie, la fin de la maladie ou l’apprentissage d’un nouveau mode de vie tenant compte de la pathologie.</p>



<p>Car comme l&rsquo;écrit J.-M. Palmier dans <em>Fragments sur la vie mutilée</em>&nbsp;: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«&nbsp;La maladie n’est pas une simple atteinte physique, mais un bouleversement complet de l’être dans le monde.&nbsp;» </p>
</blockquote>



<p>L&rsquo;entrée dans la maladie est un choc auquel le patient n&rsquo;est pas souvent préparé, alors même que chacun sait que tout peut arriver. Susan Sontag exprime ainsi cette connaissance mêlée de déni dans son introduction à <em>La maladie comme métaphore</em> : </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« En naissant, nous acquérons une double nationalité qui relève du royaume des bien-portants comme de celui des malades. Et bien que nous préférions tous présenter le bon passeport, le jour vient où chacun de nous est contraint, ne serait-ce qu’un court moment, de se reconnaître citoyen de l’autre contrée. »</p>
</blockquote>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="426" height="640" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/man-86003_640.jpg" alt="" class="wp-image-2665" style="aspect-ratio:0.665625;width:189px;height:auto" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/man-86003_640.jpg 426w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/man-86003_640-200x300.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 426px) 100vw, 426px" /><figcaption class="wp-element-caption">©12019, Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><strong>L’autopathographie se caractérise surtout par sa voix, celle du patient lui-même</strong>, unique et témoin authentique de ce qu’il vit, ressent et expérimente. Il commente, explique et décrit en détail ce que lui seul peut savoir dans un partage intime. Expérience d’un corps à travers les mots, elle plonge avec courage dans nos méandres intérieurs les plus profonds et dans nos craintes ou nos ressources cachées.</p>



<p><strong>Voilà pourquoi j’ai choisi de faire de l’autopathographie l’une des spécialisations de mon travail de prête-plume.</strong> Accompagner des personnes qui racontent une expérience de vie aussi forte me nourrit humainement et me donne le sentiment d’être utile aussi bien aux patients qu’aux lecteurs. Les patients y puisent une vigueur nouvelle et les lecteurs reçoivent en partage leur élan vital. De l’humain brut.</p>



<p></p>



<p>N.B : Tous mes remerciements à Thomas Bonnet, étudiant en master de Lettres modernes, pour les précieuses informations fournies sur l’intervention d’Alexandre Gefen lors du séminaire «&nbsp;l’art de guérir&nbsp;».</p>
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		<title>Lecture / Le bûcher, roman biographique de György Dragoman</title>
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		<dc:creator><![CDATA[claire]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2018 22:49:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[récit de vie]]></category>
		<category><![CDATA[sorcière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D&#8217;abord merci à Julie et à Pauline qui m&#8217;ont offert ce livre pour mon départ (et aussi à Flora de la librairie Latitudes pour le leur avoir suggéré) ! Le bûcher qui est au cœur de ce roman écrit par l’écrivain hongrois György Dragoman n’a pas brûlé Emma, la sorcière qui en est l’héroïne, il &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>D&rsquo;abord merci à Julie et à Pauline qui m&rsquo;ont offert ce livre pour mon départ (et aussi à <a href="http://www.latitudes.hu/">Flora de la librairie Latitudes</a> pour le leur avoir suggéré) !</p>
<p>Le bûcher qui est au cœur de ce roman écrit par l’écrivain hongrois <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gy%C3%B6rgy_Dragom%C3%A1n">György Dragoman</a> n’a pas brûlé Emma, la sorcière qui en est l’héroïne, il a réduit en cendres l’effigie d’un dictateur.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-397" src="http://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2018/09/le_bucher2-1-249x300.jpg" alt="" width="249" height="300" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2018/09/le_bucher2-1-249x300.jpg 249w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2018/09/le_bucher2-1-768x924.jpg 768w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2018/09/le_bucher2-1-851x1024.jpg 851w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2018/09/le_bucher2-1.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 249px) 100vw, 249px" /><span id="more-393"></span></p>
<h2>Une histoire de famille</h2>
<p>C’est dans la Roumanie d’après la dictature, sans doute dans la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Transylvanie_(r%C3%A9gion)">Transylvanie</a> natale de l’auteur que vit une jeune sorcière de treize ans qui ignore ses pouvoirs. Il y a tant de choses qu’elle ignore&#8230; elle ignore comment sont vraiment morts ses parents, elle ignore ce qu’ils ont fait, ou ce qu’ils n’ont pas fait, elle ignore surtout qu’elle a une grand-mère, cette femme étrange qui vient la chercher un jour à l’internat et lui montre une image dans le marc de son café. Leur rencontre est un choc : de génération, de secrets, de points de vue sur la vie aussi.</p>
<p>Dans des pages ultra-réalistes aux descriptions ciselées, Dragoman montre le quotidien lourd de mensonges dans lequel Emma va peu à peu s’ouvrir à ce qu’elle est, à ses faiblesses, à ses pouvoirs mais aussi aux habitants du village dans lequel ont vécu ses parents.</p>
<h2>Un moment crucial dans la vie d&rsquo;une jeune fille qui se découvre sorcière</h2>
<p>Une sorcière, une grand-mère, une orpheline, on pourrait presque se croire dans une version féminine de Harry Potter, il n’en est rien. La réalité dans laquelle évolue Emma est dure, insupportable même parfois d’immoralité, de dénonciation, de peur, de morts. Elle prend la forme d’un village où tout se sait, où tout se tait, où tout le monde se connaît et où personne n’est innocent, un lieu bouillonnant de rage, de douleur et de revanche à prendre. Un lieu où la vérité n’a pas plus de sens que le mensonge : ce qui compte, c’est survivre.</p>
<p>Dans une atmosphère étouffante qui rappelle au lecteur français l’épuration avec ses résistants de la 25<sup>e</sup> heure, Dragoman traque l’humanité ou ce qu’il en reste chez ses héros. Comment résister ? Comment ne pas se laisser fouler aux pieds ? Faut-il tuer, trahir, écraser, humilier ? C’est ici que la sorcellerie entre en jeu. Loin de la magie clinquante à laquelle les récits contemporains nous ont habitués, l’auteur met en scène une sorcellerie ancienne, celle des vieilles femmes de <a href="http://www.seuiljeunesse.com/ouvrage/contes-russes-bilibine/9782021077230">contes de fées</a>, des <a href="http://www.rebeccadautremer.com/biblio/article/id/13/image/1">Baba Yaga</a> , celles qui chassent les cauchemars en repassant le drap de lit selon un rite antique dont la signification s’est perdue, qui gardent l’âme d’une amie morte dans une poupée qu’on entend pleurer au fond d’une remise toujours fermée, qui cuisinent un gâteau dont la première bouchée rendra fou d’amour le jeune homme à qui on l’offrira, qui jettent de la farine sur le fantôme de leur mari mort qui danse sur le tapis. Une sorcellerie rustique qui rappellera au lecteur français l’atmosphère des romans de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Seignolle">Claude Seignolle.</a></p>
<h2>Un style behaviouriste</h2>
<p>Loin des phrases souples et tout en longueur du Roi blanc, son précédent roman, Dragoman change sans cesse la durée de ses phrases, instables et plastiques à l’image des sentiments de ses personnages. Des descriptions de micro-événements significatifs pour ceux qui les vivent jalonnent les chapitres de cet épais roman de plus de 500 pages et donnent une image très vivante et plutôt behaviouriste que psychologique de l’état d’esprit de ses héros. Quelle sensation que de donner du sucre aux fourmis avec Emma ou de dessiner le noyer et son oiseau ! On ressent le sable froid dans la valise quand la grand-mère y plonge les mains, le poids d’un autre sable, celui que porte Emma lorsqu’elle est punie, ou encore le sable mêlé aux cendres du bûcher des effigies du camarade général.</p>
<h2>Les pages noires d&rsquo;un récit de vie étouffant</h2>
<p>Dragoman nous entraîne dans une réalité de cauchemar : violente et étouffante, de celles qui vous aspirent les pieds comme des sables mouvants.</p>
<p>Au milieu des traîtres, des renards, des documents volés, des cartes retrouvées par magie et des courses d’orientation, l’héroïne trouve sa voie avec l’aide de sa grand-mère. C’est dans la malveillance et la terreur qu’elle découvre que la vérité n’est pas univoque :  noire ou blanche, elle n&rsquo;est jamais qu&rsquo;une pierre.</p>
<p>L’écriture réaliste du Bûcher donne à sentir et à vivre l’écrasement moral d’une jeune fille et sa résistance mais c&rsquo;est pour mieux montrer la déliquescence d’une fin de dictature qui n’est pas une libération.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>NB :  Bravo à la traductrice  <a href="https://www.actualitte.com/article/monde-edition/rencontre-avec-joelle-dufeuilly-traductrice-presque-par-hasard/52325">Joëlle Dufeuilly</a>  qui a restitué la prose de l&rsquo;auteur dans une langue fluide et efficace pour le plus grand plaisir du lecteur.</p>
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		<title>Publication / Une vie entre deux cultures : biographie bilingue à lire deux fois !</title>
		<link>https://memorialiste.fr/une-biographie-bilingue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[claire]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Sep 2018 13:30:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publication]]></category>
		<category><![CDATA[bilingue]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;était une première pour moi :  écrire une biographie bilingue, français-hongrois.  J&#8217;ai rédigé la partie française  d&#8217;Une vie entre deux cultures et le narrateur lui-même en a assuré la traduction. Le résultat est là : une biographie tout en pudeur et en sobriété  à l&#8217;image de son auteur, qui a choisi de garder l&#8217;anonymat.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><figure id="attachment_288" aria-describedby="caption-attachment-288" style="width: 225px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-288" src="http://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2018/07/Une_vie_entre_deux_cultures-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2018/07/Une_vie_entre_deux_cultures-225x300.jpg 225w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2018/07/Une_vie_entre_deux_cultures.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /><figcaption id="caption-attachment-288" class="wp-caption-text">Biographie bilingue français-hongrois</figcaption></figure></p>
<p>C&rsquo;était une première pour moi :  écrire une biographie <em>bilingue</em>, français-hongrois.  J&rsquo;ai rédigé la partie française  d&rsquo;<em>Une vie entre deux cultures</em> et le narrateur lui-même en a assuré la traduction.</p>
<p>Le résultat est là : une biographie tout en pudeur et en sobriété  à l&rsquo;image de son auteur, qui a choisi de garder l&rsquo;anonymat.</p>
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