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	<title>autobiographie Archives | Mémorialiste</title>
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	<description>Votre vie est unique : racontez-la ! Je suis là pour vous accompagner dans l&#039;écriture du récit de votre vie.</description>
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	<title>autobiographie Archives | Mémorialiste</title>
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		<title>Écrire le récit de sa vie : oui, mais quel type de texte choisir ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[claire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 17:25:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[conseils d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[autofiction]]></category>
		<category><![CDATA[roman autobiographique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Écrire le récit de votre vie, vous y pensez régulièrement mais vous ne savez pas comment vous y prendre. —&#160;Tu vas vraiment faire ça&#160;? «&#160;Évoquer tes souvenirs d’enfance&#160;»… Comme ces mots te gênent, tu ne les aimes pas&#160;; mais reconnais que ce sont les seuls mots qui conviennent. Tu veux «&#160;évoquer tes souvenirs&#160;»… il n’y &#8230; </p>
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<p><strong>Écrire le récit de votre vie</strong>, vous y pensez régulièrement mais vous ne savez pas comment vous y prendre.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="512" height="567" data-id="2721" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/11/autobiographie.png" alt="" class="wp-image-2721" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/11/autobiographie.png 512w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/11/autobiographie-271x300.png 271w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>
</figure>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>—&nbsp;Tu vas vraiment faire ça&nbsp;? «&nbsp;Évoquer tes souvenirs d’enfance&nbsp;»… Comme ces mots te gênent, tu ne les aimes pas&nbsp;; mais reconnais que ce sont les seuls mots qui conviennent. Tu veux «&nbsp;évoquer tes souvenirs&nbsp;»… il n’y a pas à tortiller, c’est bien ça.</p>



<p>Nathalie Sarraute, Enfance</p>
</blockquote>



<p>Commençons par la première question à se poser : entre<strong> l’autobiographie, l’autofiction et le roman autobiographique</strong>, il va falloir choisir le genre où votre plume brillera le mieux (et où l’ego survivra). Voici quelques précisions pour vous y retrouver et choisir en connaissance de cause le genre qui vous convient : du plus proche du réel au plus fictif !</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;autobiographie </h2>



<p><strong>Réel  : +</strong>+ / <strong>Fictif : </strong>&#8211;</p>



<p><strong>L’autobiographie, c’est </strong>du brut, du vrai. Vous, votre histoire, sans retouches (ou presque). Direct et transparent – idéal si vous voulez que vos lecteurs vous découvrent de l’intérieur ! Selon le chercheur Philippe Lejeune, spécialiste du sujet, l’autobiographie se caractérise par <strong>l’identité du narrateur, de l’auteur et du personnage principal.</strong></p>



<p>C’est un peu comme offrir votre journal intime sur un plateau… mais en plus peaufiné. Vous pourrez y rassembler tous les détails qui vous passionnent, et dire enfin ce que vous avez sur le cœur&nbsp;: votre vie telle qu’elle est.</p>



<p>Mais attention ! Le public pourrait trouver le rythme un peu irrégulier, les péripéties répétitives, ou les moments clefs mal amenés. Car la vraie vie n’a pas toujours la verve d’un roman et n’est pas bonne scénariste. Il faut donc veiller tout particulièrement à la qualité de la rédaction et au dynamisme de la structure pour maintenir un intérêt quand la vie ne s’en charge pas.</p>



<p>Exemple&nbsp;: <em>Enfance</em>, de Nathalie Sarraute</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’autofiction</strong>, peut-être&nbsp;?</h2>



<p><strong>Réel : + / Fictif : +</strong></p>



<p></p>



<p>Le chercheur Serge Doubrovsky a inventé le mot (mais pas la chose !). </p>



<p>L&rsquo;autofiction, c’est votre ticket vers la liberté.</p>



<p>Vous partez de vous-même, de votre vécu, mais vous ajoutez quelques petites touches d’imaginaire pour relever l’ensemble. Et hop, voilà une version de vous qui dépasse les bornes du seul réel. C’est le lieu de la subjectivité, de la quête d’identité mais aussi de l’expérimentation. Vous pouvez ajouter des détails pour captiver vos lecteurs ! Vous gardez l’esprit de votre vie telle que vous la ressentez en en changeant la lettre.</p>



<p> Ce que vous avez à dire, c’est vous qui le racontez, à votre manière, voilà tout !</p>



<p>Ce genre est parfait pour jouer avec les frontières : pas tout à fait autobiographique, pas tout à fait inventé… Juste ce qu’il faut pour donner du relief et intriguer un public plus large sans trop vous confiner au réel.</p>



<p>Vous pouvez ainsi dire ce que vous avez vraiment vécu sous couvert de fiction : de quoi alléger la pression de la publication. Car il n’est pas toujours simple de se livrer, de témoigner, de dire la vérité.</p>



<p>Exemple&nbsp;: <em>Les petits</em>, Christine Angot.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le roman autobiographique</h2>



<p><strong>Réel : + / Fictif : ++</strong></p>



<p></p>



<p>Si vous préférez prendre plus de recul, essayez plutôt <strong>le roman autobiographique&nbsp;</strong>: un terrain narratif où vous pouvez vraiment vous laisser aller. Ici, vous inventez, vous transformez, et vous créez. Votre histoire, tout en étant inspirée de votre vie, devient un récit à part entière avec de vrais personnages romanesques et un cadre qui fait rêver (ou pleurer, ou rire, bref, l’effet que vous souhaitez). C’est le moment où votre vie devient une fresque universelle. Idéal pour le public qui adore lire une histoire captivante et profonde, mais qui n’a pas besoin de savoir où se cachent les faits réels. Le personnage est séparé de l’auteur ou du narrateur, ou des deux (parfois de peu).</p>



<p>Concrètement, vous allez par exemple intervertir des faits pour leur donner tout leur dynamisme et leur couleur, vous allez rassembler des événements répétitifs en un seul pour lui conférer plus de force. Votre personnage peut vivre dans un autre pays, avec d’autres personnes. L’intrigue, le thème, les personnages, l’univers et la structure se travaillent comme pour un roman. Cette forme demande donc plus de préparation et plus de temps.</p>



<p>Exemple&nbsp;: <em>L’</em><em>amant</em>, Marguerite Duras.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion&nbsp;: Entre mémoire et imagination, le bon choix pour votre récit</h3>



<p>Tout dépend donc de ce que vous voulez faire passer&nbsp;: un témoignage fidèle, une expérience de vie magnifiée, ou une épopée personnelle qui fera vibrer les lecteurs. Choisir le genre, c’est comme choisir votre scène&nbsp;: une salle intime pour des proches, ou une scène gigantesque pour captiver un public du monde entier.</p>



<p>(Nous parlerons d’ailleurs de vos objectifs et de votre public dans de prochains articles&nbsp;!)</p>



<p><strong>Alors, qu’avez-vous choisi ? Le réel ou la fiction ? Les deux ?</strong></p>



<p>Si vous avez des questions, si vous cherchez un accompagnement dans votre rédaction ou une plume pour écrire votre roman pour vous, il vous suffit de m’écrire à <strong>claire [at] memorialiste.fr</strong></p>



<p>À bientôt&nbsp;!</p>
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		<title>Qu’est-ce que l’autopathographie ?</title>
		<link>https://memorialiste.fr/quest-ce-que-lautopathographie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[claire]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 23:55:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[autopathographie]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un article précédent, je vous parlais de l’un des genres dans lesquels je me suis spécialisée, l’autopathographie. Mais que signifie exactement ce mot&#160;? C’est le «&#160;récit de l’expérience de la maladie par un patient&#160;», comme l’a défini le critique littéraire et chercheur universitaire Alexandre Gefen lors d’un séminaire pluridisciplinaire consacré à l’art de guérir. &#8230; </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans <a href="https://memorialiste.fr/rafraichissement-2024/#more-2656">un article précédent</a>, je vous parlais de l’un des genres dans lesquels je me suis spécialisée, l’autopathographie. Mais que signifie exactement ce mot&nbsp;?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="640" height="428" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/stethoscope-3467667_640.jpg" alt="" class="wp-image-2662" style="aspect-ratio:1.4953271028037383;width:289px;height:auto" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/stethoscope-3467667_640.jpg 640w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/stethoscope-3467667_640-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
</div>


<p><strong>C’est le «&nbsp;récit de l’expérience de la maladie par un patient&nbsp;»</strong>, comme l’a défini le critique littéraire et chercheur universitaire Alexandre Gefen lors d’un séminaire pluridisciplinaire consacré à l’art de guérir.</p>



<p><strong>Pour aller plus loin dans la compréhension de ce genre, penchons-nous sur son étymologie.</strong> Il se construit sur le même modèle que le mot bien connu «&nbsp;autobiographie&nbsp;». Formé à partir de racines grecques, il se compose des termes «&nbsp;auto&nbsp;», soi-même, «&nbsp;bio&nbsp;», la vie, et «&nbsp;graphie&nbsp;» écrire. L’autobiographie consiste en effet à rédiger soi-même sa vie. Le mot autopathographie remplace le mot «&nbsp;bio&nbsp;» par «&nbsp;patho&nbsp;», pour «&nbsp;pathos&nbsp;» qui se rapporte au sentiment et en particulier à la maladie. L’autopathographie consiste donc à écrire sa propre maladie et peut être considérée comme une spécialisation de l’autobiographie centrée sur l’expérience de la souffrance et de la maladie.</p>



<p><strong>On pourrait croire ce genre nouveau, puisque le mot l’est. En réalité, la pratique est ancienne.</strong> Comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir dans <em>Le bourgeois gentilhomme</em> de Molière, de nombreux auteurs ont écrit des autopathographies sans que le terme soit utilisé pour désigner leurs écrits.</p>



<span id="more-2661"></span>



<p>J’ai moi-même découvert le terme il n’y a pas si longtemps, lors d’une discussion sur les différents genres de prestation en écriture dans lesquels je me suis spécialisée. Même si le mot est surtout employé aujourd’hui dans les publications anglo-saxonnes ou en français dans des publications à caractère plutôt médical, le genre est pratiqué depuis… l’Antiquité&nbsp;!</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full"><img decoding="async" width="256" height="372" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/256px-Thucydides_Florence_Plut._69.2.jpg" alt="" class="wp-image-2663" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/256px-Thucydides_Florence_Plut._69.2.jpg 256w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/256px-Thucydides_Florence_Plut._69.2-206x300.jpg 206w" sizes="(max-width: 256px) 100vw, 256px" /><figcaption class="wp-element-caption">Plus ancien manuscrit du texte de Thucydide, relatant la peste d&rsquo;Athènes, Biblioteca Medicea Laurenziana ©Wikimedia</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Les premières pathographies ont été rédigées par des médecins comme Galien ou des historiens,</strong> comme Thucydide racontant la Peste d’Athènes, et ce n’est que peu à peu que les patients ont pris eux-mêmes la plume (ou ont fait appel à des prête-plume&nbsp;!) pour raconter ce qu’ils vivaient.</p>



<p></p>



<p>Les différentes chroniques médiévales décrivant les épidémies présentent des exemples courts de pathographies, mais les autobiographies de toutes les époques comportent souvent des passages autopathographiques plus ou moins développés. On en trouvera par exemple chez Michel de&nbsp;Montaigne dans son <em>Journal de voyage</em> ou il relate les crises de «&nbsp;gravelle&nbsp;». Elles seront si fréquentes qu’elles le pousseront à achever plus rapidement l’écriture de ses <em>Essais</em>.</p>



<p>Les <em>Confessions</em> de Jean-Jacques Rousseau ou les lettres de Vincent Van Gogh sur l’évolution et les symptômes de sa maladie constituent aussi des autopathographies.</p>



<p>On peut également citer la longue lettre de l’autrice britannique Frances Burney (dite Fanny Burney) adressée à sa sœur Esther exposant son opération d’un cancer du sein sans anesthésie (qui n’existait pas à l’époque, en 1811) dans un texte très dur et poignant.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="394" height="480" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/394px-Frances_dArblay_Fanny_Burney_by_Edward_Francisco_Burney.jpg" alt="" class="wp-image-2664" style="aspect-ratio:0.8208333333333333;width:243px;height:auto" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/394px-Frances_dArblay_Fanny_Burney_by_Edward_Francisco_Burney.jpg 394w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/394px-Frances_dArblay_Fanny_Burney_by_Edward_Francisco_Burney-246x300.jpg 246w" sizes="auto, (max-width: 394px) 100vw, 394px" /><figcaption class="wp-element-caption">Portrait de Fanny Burney par son frère ©wikimedia</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><strong>Au XXe et plus encore au XXIe&nbsp;siècle, le genre se développe et prend son autonomie par rapport à l’autobiographie jusqu&rsquo;à devenir un genre à part entière</strong> même s’il ne dit toujours pas son nom, ou très peu. L’ouvrage de Silvia Rossi, <em>Écrire le cancer, de l’expérience de la maladie à l’autopathographie,</em> publié en 2019, évoque le terme à propos d&rsquo;écrivains italiens racontant leurs expériences du cancer. Mais un roman comme <em>Le lambeau</em>, de Philippe Lançon, n’est pas mentionné en tant qu&rsquo;autopathographie, alors qu’il explique en détail la reconstruction physique et psychologique de l’auteur après l’attaque terroriste dont il a été victime dans les locaux du journal Charlie Hebdo en 2015.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="340" height="462" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/Svevo.jpg" alt="" class="wp-image-2666" style="aspect-ratio:0.7359307359307359;width:270px;height:auto" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/Svevo.jpg 340w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/Svevo-221x300.jpg 221w" sizes="auto, (max-width: 340px) 100vw, 340px" /><figcaption class="wp-element-caption">Italo Svevo ©Wikimedia</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><strong>Le récit de convalescence, d’annonce de la maladie et de lutte contre une pathologie particulière prend aujourd’hui son autonomie.</strong> Écrit par le patient lui-même, il se fait à la fois chronique, journal, réflexions intimes, mais aussi source d’encouragement pour d’autres malades. La vision du patient complète celle du médecin et y apporte ce que seul le malade peut connaître. Car comme l’écrit l’écrivain Italo Svevo&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>«&nbsp;La santé ne s’analyse pas elle-même&nbsp;; elle ne se regarde pas non plus dans un miroir. Nous seuls, les malades, savons quelque chose de nous-mêmes.&nbsp;»</em></p>
<cite>extrait de <em>La conscience de Zénon</em>, chapitre «&nbsp;L’épouse et la maîtresse&nbsp;».<br></cite></blockquote>



<p><strong>S’il n’existe pas de règles spécifiques pour l’écriture d’une autopathographie, elle comporte plusieurs temps forts&nbsp;:</strong></p>



<p>–&nbsp;le diagnostic ;</p>



<p>–&nbsp;l’effet produit sur le malade, le choc pour lui-même et ses proches ;</p>



<p>–&nbsp;les réactions ultérieures par étapes, de l’abattement à la lutte en passant par la colère ou le désespoir ;</p>



<p>–&nbsp;les conséquences sur la vie quotidienne du patient et les ajustements nécessaires, mais également sur sa famille et son entourage personnel et professionnel ;</p>



<p>–&nbsp;selon les cas&nbsp;: la fin de vie, la fin de la maladie ou l’apprentissage d’un nouveau mode de vie tenant compte de la pathologie.</p>



<p>Car comme l&rsquo;écrit J.-M. Palmier dans <em>Fragments sur la vie mutilée</em>&nbsp;: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«&nbsp;La maladie n’est pas une simple atteinte physique, mais un bouleversement complet de l’être dans le monde.&nbsp;» </p>
</blockquote>



<p>L&rsquo;entrée dans la maladie est un choc auquel le patient n&rsquo;est pas souvent préparé, alors même que chacun sait que tout peut arriver. Susan Sontag exprime ainsi cette connaissance mêlée de déni dans son introduction à <em>La maladie comme métaphore</em> : </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« En naissant, nous acquérons une double nationalité qui relève du royaume des bien-portants comme de celui des malades. Et bien que nous préférions tous présenter le bon passeport, le jour vient où chacun de nous est contraint, ne serait-ce qu’un court moment, de se reconnaître citoyen de l’autre contrée. »</p>
</blockquote>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="426" height="640" src="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/man-86003_640.jpg" alt="" class="wp-image-2665" style="aspect-ratio:0.665625;width:189px;height:auto" srcset="https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/man-86003_640.jpg 426w, https://memorialiste.fr/wordpress/wp-content/uploads/2024/01/man-86003_640-200x300.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 426px) 100vw, 426px" /><figcaption class="wp-element-caption">©12019, Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><strong>L’autopathographie se caractérise surtout par sa voix, celle du patient lui-même</strong>, unique et témoin authentique de ce qu’il vit, ressent et expérimente. Il commente, explique et décrit en détail ce que lui seul peut savoir dans un partage intime. Expérience d’un corps à travers les mots, elle plonge avec courage dans nos méandres intérieurs les plus profonds et dans nos craintes ou nos ressources cachées.</p>



<p><strong>Voilà pourquoi j’ai choisi de faire de l’autopathographie l’une des spécialisations de mon travail de prête-plume.</strong> Accompagner des personnes qui racontent une expérience de vie aussi forte me nourrit humainement et me donne le sentiment d’être utile aussi bien aux patients qu’aux lecteurs. Les patients y puisent une vigueur nouvelle et les lecteurs reçoivent en partage leur élan vital. De l’humain brut.</p>



<p></p>



<p>N.B : Tous mes remerciements à Thomas Bonnet, étudiant en master de Lettres modernes, pour les précieuses informations fournies sur l’intervention d’Alexandre Gefen lors du séminaire «&nbsp;l’art de guérir&nbsp;».</p>
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